Fais tomber le masque devant moi
Laisse pleurer le clown pour une fois
Laisse fondre la glace devant moi
Oh tu peux laisser pleurer le clown de temps en temps
Je t'aimerai comme avant .. pas besoin de faire semblant
- ZAZIE
Laisse pleurer le clown pour une fois
Laisse fondre la glace devant moi
Oh tu peux laisser pleurer le clown de temps en temps
Je t'aimerai comme avant .. pas besoin de faire semblant
- ZAZIE
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Bill
Tom
Ces deux mois passèrent à la vitesse de l'éclair.
Chouchouté par maman, encouragé par les 2 G, soutenu par David j'avais remonté la pente.
J'allais mieux.
La cure de désintox de Tom était finie
Il débarqua chez moi un soir à l'improviste comme un naufragé.
J'écrivais de nouvelles chansons pour un hypothétique futur album
Il avait l'air fatigué. Sa peau dorée de bébé teuton plus pâle qu'à l'accoutumée, le regard cerné de mauve.
Je le regardais emplir la pièce, prendre possession de l'espace.
Et malgré tous mes efforts, de mon coeur aussi.
Il se servit un grand verre de gin, me demandant si je désirais un quelconque alcool.
Je lui répondis que non- riant intérieurement de le voir échanger les rôles: l'invité-maître de maison et l'hôte-intrus sous son propre toit.
Il était de dos, j'entendais mal sa voix basse, rauque et tendue.
Fébrile, anxieux, comme rongé par un malaise intérieur, il me demandait ce que je pensais de lui réellement tout en dérangeant tout dans l'appartement.
Un bibelot pris puis remis d'une main tremblante à une place différente.
- Bill, penses-tu que je soies une merde, un égoiste ? Un con? Un génie? Un lâche ou autre ?
- Tom, commencais-je...
Mais il vola vers moi, m'ouvrit ses bras.
Aigle majestueux vampyrisant sa nichée.
Je tentai de le repousser, mais il me tenait fermement, resserant encore davantage son étreinte, embrassant mes cheveux, mon cou, ma machoire, effleurant mes lèvres.
Je paniquais.
Je ne voulais pas de cela. Enfin... pas comme cela car une partie de moi l'appelait.
Pourtant je tentais de le repousser une ultime fois de toutes mes forces mais il me caressa la joue avec une telle douceur, une telle tendresse dans le regard que cela me figea.
Mon coeur rata un battement tandis que je le fixais.
Il me dévorait des yeux, souriant de son sourire triste et doux à la fois, sans cesser de toucher mon visage et d'apprécier le velouté de ma joue.
Avec d'infinie précaution, il rapprocha ma tête de son cou et m'y cala, me berçant.
Je m'amollis en sentant le sang se battre à coup de vie au creux de son cou.
Fatalement cela devait arriver
Nous sommes deux étoiles qui se télescopent, s'attirent, dérapent à cause de cette beauté spéciale et vénéneuse. Cette connexion trop forte entre nous. Puis ces non-dits.Cette raideur, la tension sous jacente.
Et pourtant ce calme qui pourrait être un havre de paix mais ne l'est pas.
Fatalement cela devait arriver
Désirs. Chaleur. Sang bouillonnant.. vif argent
Nous fîmes l'amour
Doucement, émerveillés
Son odeur m'affolait
Vallées, pleins et déliés, creux et montagnes.
Géographie similaire de nos corps
Ruisseaux d'alluvions irriguant la terre stérile venus de la colonne de chair fertile et gourmande.
Jeux de miroirs.
Les mille langue de Tom lêchant mes reins tandis que mille bouches suçaient des sucres d'orge.
Calmé l'orga
Brise légère soufflant au large des côtes de l'Atlantique.
Allongé près de moi sa main serrant fort la mienne, il me déclara soudain d'une voix lasse que sa conquête piquait des crises à répétitions, que je lui avais manqué, qu'il s'en voulait, qu'il ne savait plus ou il en était..
Vidant son sac comme le sang s'écoule hors d'un coeur perdant la vie.. A flots.
Sans digues pour retenir ce flux de paroles douces, outrageantes parfois.
Je n'avais pas à parler, juste à l'écouter
Garder l'écoute coûte que coûte quoiqu'il m'en coûte.
Heureux qu'il se confie
Pour une fois grave et sans cynisme, profond et sans dégoût.
A mon réveil, il avait disparu.
De nouveau. Sans nouvelles. Sans un mot.
Son numéro de téléphone avait changé , il était sur liste rouge.
C'était stupide car aussi bien nos parents que notre management pouvait me le communiquer.
Mais je ne voulais pas me faire humilier davantage.
J'étais dépité.
N'arrivant pas à comprendre.
Je décidai malgré toute cette douleur de ne pas trop m'en faire et de poursuivre le cours de ma vie.
Mieux valait prendre tout ceci à la légère.
Ne pas trop se laisser toucher
Eteindre les cendres et garder le sourire
Je ne m'étais jamais considéré comme drôle mais sans une ironie du désespoir dont j'avais fait ma maxime de vie je serai sinistre
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REPONSE AUX COMS
En fai Bill va mieux dans le sens ou il ne veut plus se suicider et a décider de tourner la page TOM
Tom qu'il n'a pas vu depuis deux mois et donc sans le voir il a ses certitudes. Certitudes qui vole en éclats quand Tom réapparait, Bill réalise qu'il aime toujours son frère. De son côté, Tom est très mal ses 2 mois sans Bill ont été une mises à l'épreuve pour lui..;
Mais en même temps, nous vyons le résultat: Tom est partagé et ne sais JAMAIS sur quel peid danser.
